Président de la CCIR
50 ansBruno Hug de Larauze est le nouveau président de la CCIR des Pays de la Loire, la nouvelle chambre régionale de commerce et d'industrie. C'est tout sauf une surprise. Seul candidat déclaré, il a été élu presque à l'unanimité (44 voix pour, 2 votes blanc). Il faut dire que ce père de cinq enfants connaît les arcanes des chambres consulaires comme le fond de sa poche. Après un début de carrière chez Ford, ce diplômé en droit et de l'école supérieure de commerce de Lyon a été directeur marketing puis des services de la CCI de Nantes et Saint-Nazaire (1991-1995). Il y reviendra dix ans plus tard, cette fois en qualité de président de la chambre nazairienne. Entre-temps, il a révélé ses talents de meneur d'hommes à la tête de MTTM, qu'il a repris en 1998. Sous son impulsion, cette vieille entreprise nazairienne de transport et de logistique a multiplié par dix ses effectifs, pour employer aujourd'hui 680 personnes (75M€ de CA).
C'est donc un entrepreneur accompli et reconnu, un homme de réseaux (du CJD à Ouest Logistique) impliqué dans le développement économique de son territoire, qui devient le premier président de la CCIR régionale dans un contexte de réforme consulaire, qui l'amène à relever des défis de taille. Il s'agit d'abord pour Bruno Hug de Larauze de définir une nouvelle gouvernance et rationaliser la gestion des chambres, la CCIR devenant le véritable organe de coordination des CCI locales. Un arbitre qui devra ménager les susceptibilités territoriales et donner de la cohérence à l'ensemble. Un grand chantier, d'autant qu'il devra composer avec moins de ressources, les recettes fiscales des chambres allant baisser de 13% sur cinq ans. Il devra enfin définir, avec les cinq présidents des CCIT des Pays de la Loire qui composent le bureau de la structure régionale, un projet stratégique autour de six grands axes (innovation, international, intelligence économique, formation, développement des filières et aménagement du territoire). Bruno Hug de Larauze se donne deux ans pour réussir ce challenge. Avec un objectif en tête: arriver à conforter la compétitivité des entreprises régionales.
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