


Analyses
Ras le bol de cette épée de DAAAmoclès sur nos têtes ! Nous perdrons sans doute nos trois A. Mais la France a déjà dissipé sa réputation sur les marchés; même avec son triple A, elle emprunte plus cher que l'Allemagne. Au passage, les agences de notation ne sont pas plus responsables de nos erreurs que les thermomètres de nos fièvres. Sa probable dégradation, la France ne la doit qu'à elle-même et à 40 ans de laxisme budgétaire. Ne disposant pas de contribuables taillables et corvéables à merci, aucune PME, aucun ménage, ne pourrait se permettre de vivre ainsi au-dessus de ses moyens. Il faut maintenant se tourner vers l'avenir. Notre horizon économique, ce ne sont pas les trois A, mais les cinq i. Industrie. Contrairement aux brillants esprits qui avaient organisé le monde entre zones conceptrices (l'Occident bien sûr) et productrices (Maghreb, Chine ou Inde, sans leur demander leur avis...), on redécouvre aujourd'hui l'utilité d'un tissu économique varié. Pas de services sans industrie. Pas d'économie stable sans diversité d'activités. C'est le partage des risques. Innovation. Ceux qui innovent (technologies, produits, services) prennent de l'avance et créent leur marché. Et grâce aux TIC, l'avenir est au partage des savoirs et des capacités. International. Les entreprises qui se développent le plus sont ouvertes à l'international, car la croissance est ailleurs. Partage des marchés. Investissement. C'est l'entreprise qui investit plus que les autres qui gagne. La prime aux actionnaires patients ! Partage des gains. Individu. Parce que rien ne se bâtit sans respecter, motiver, associer les personnes aux projets de l'entreprise. Partage des responsabilités. iiiii... Souriez, l'année sera bonne et partageuse. En tout cas je vous le souhaite! Vincent COMBEUIL Directeur des rédactions
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