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JDE Edition Seine-Maritime 76

Clinique Mathilde. La santé au top

ajouté le 8 janvier 2010  -  - Mots clés : Actualité, Entreprise du mois, clinique, mathilde, santé, rouen

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La clinique Mathilde dispose d'un bloc opératoire de 16 salles d'opérations et de 4 salles d'endoscopies digestives. A cela s'ajoutent une unité d'imagerie médicale et un laboratoire d'analyses intégrés.

En quelques années, la clinique Mathilde est devenue un établissement de santé phare de l'agglomération rouennaise et de la région. Une championne qui dispose d'un modèle économique unique basé sur l'actionnariat diversifié.

Classée 11e dans le Top 20 Conseil et services de notre palmarès du mois de novembre (voir édition spéciale novembre2009), la clinique Mathilde peut se targuer d'avoir réussi sa révolution lancée en 2002. Une date à laquelle, trois cliniques rouennaises (Saint-Romain, Jeanne d'Arc et Jardin des Plantes) décident de s'unir pour assurer leur développement. Résultat, la naissance de la clinique Mathilde à l'Est de Rouen, établissement de santé phare de l'agglomération rouennaise.

Un modèle économique


rare
L'originalité de la clinique Mathilde est de fonctionner sur la base d'un actionnariat diversifié, avec au total une soixantaine d'actionnaires tous médecins. Seules 4% des entreprises fonctionnent sur ce modèle en France, et pour Jean-Luc Dubois, directeur de la clinique Mathilde, il fallait un homme de consensus pour faire aboutir dans ce contexte un projet comme la création de la clinique Mathilde: «P-dg de la clinique, le docteur Bernard Messner a été l'élément déterminant du ralliement et du bon fonctionnement de cet ensemble composé de 60 actionnaires dont les participations varient de 0,2% à 5%. Cette modalité d'actionnariat traduit un mode coopératif qui pour moi est le meilleur moyen de gérer l'entreprise. Car le principe, c'est que chacun participe à la gestion de son outil de travail. C'est donc impliquant et pour nous, c'est un gage de pérennité et d'investissement de la part des actionnaires. D'où, une stabilité du capital».

Fusionner pour être performant Si la clinique Mathilde se porte bien, c'est quelle a suivi la voie des restructurations menées ces dix dernières années avec de nombreux regroupements d'établissements, explique Bernard Messner, le P-dg de la clinique Mathilde: «L'objectif, c'est de mettre en commun les moyens humains et matériels pour répondre aux besoins sanitaires de la population au meilleur coût. Car, il ne faut pas oublier que nous sommes financés en quasi-totalité (93%, Ndlr) par l'assurance-maladie». Des regroupements qui attirent patients et médecins car l'acquisition de matériel neuf est facilitée et les investissements plus importants, notamment dans les matériels coûteux de type scanners ou IRM. Et si on parle rentabilité, c'est l'effet taille qui joue, précise Jean-Luc Dubois: «C'est le fonctionnement de l'activité qui détermine un investissement: à Mathilde, nous avons par exemple trois urologues, nous pouvons donc investir dans les appareils car l'activité suit». Et si on parle de crise, Bernard Messner n'est pas inquiet: «La santé, on en a besoin, crise ou pas. De plus, la demande de soins va grandissante».

Une clinique en pleine croissance
Ouverte en 2002, la clinique est installée sur un site stratégique pour Jean-Luc Dubois: «Le quartier Grammont est en plein développement et facilement accessible par les boulevards extérieurs, le pont Mathilde... Avec sa situation centrale à Rouen, la clinique dispense une attractivité régionale». Point commun des trois établissements d'origine: une maternité, élément déterminant à la fusion des cliniques: «Une maternité nécessite d'importants moyens humains; à terme, les deux plus petites auraient fermé». Avec 2.200 accouchements en 2002, la clinique a connu un fort taux de progression puisqu'elle en pratique aujourd'hui plus de 3.000 par an. À côté de cette activité, la clinique dispose de nombreuses spécialités outre la médecine et la chirurgie. L'établissement s'est rapidement agrandi dès 2006 pour accueillir les nombreux médecins spécialistes libéraux qui ont voulu exercer dans la clinique. En 2008, la clinique étend ses capacités de médecine et de chimiothérapie (notamment dans les soins de support). En 2009, un pôle dédié à l'ophtalmologie est construit. Une activité qui représente à elle seule 5.000 patients et 100.000 consultations par an. Enfin, le 1erjuin 2009, la clinique a mis en place l'activité de médecine de la reproduction (assistance médicale à la procréation) qui permet de traiter chaque année 800 couples.

Sébastien Colle

«Travailler ensemble pour éviter une lutte acharnée et destructrice»

Créée en 1990, l'Association des cliniques de l'agglomération rouennaise (ACAR) regroupe les neuf établissements privés de Rouen. Elle est unique en son genre en France, explique Jean-Luc Dubois.
Quel est le poids économique de l'ACAR?
Elle totalise 1.373 lits et places, autant de salariés directs, autant d'emplois indirects (restauration, blanchisserie, etc.Ndlr), auxquels s'ajoutent environ 600 praticiens libéraux. Elle présente sur l'Agglo une offre de soins quasi complète allant de la chirurgie à la psychiatrie, en passant par l'obstétrique, la médecine, les soins de suite, la rééducation fonctionnelle, l'alcoologie, la dialyse, l'hospitalisation à domicile et l'accueil des patients en état végétatif chronique. Elle est donc un acteur économique incontournable de la région.
Quel est l'objectif de l'association? C'est un espace commun de communication, dont l'objectif premier est de travailler ensemble. C'est aussi l'originalité de l'association car dans le monde de l'entreprise en général et surtout dans le même secteur il y a une notion de concurrence. Or, dans notre secteur du soin aux personnes, il nous a paru plus intelligent de travailler ensemble pour répondre aux besoins de la population plutôt que de nous livrer à une lutte acharnée et destructrice. À ma connaissance, cette association est une première en France.
Concrètement, quelles sont vos missions et vos actions? Améliorer la communication entre les membres et les professionnels de santé de ville (généralistes, spécialistes, infirmiers, pharmaciens, kinés, ambulanciers... Ndlr), les médias, le grand public. En ce sens, nous avons mis en place la publication d'une plaquette à destination des médecins généralistes pour leur faire connaître l'offre de soins sur l'agglo. Un site Internet a également été créé: www.cliniques-rouen.asso.fr. Des actions communes dans le domaine de la formation sont également développées, pour le personnel soignant et administratif des deux cliniques.
Avez-vous une activité de lobbying?
C'est effectivement l'une de nos activités, grâce à l'organisation de tables rondes avec les décideurs locaux pour faire connaître notre secteur d'activités. Nous sommes ainsi amenés à rencontrer le maire, les directeurs d'agences régionales d'hospitalisation mais aussi des gens comme Daniel Havis, P-dg de la Matmut. L'ACAR, c'est un ciment interétablissements, un moyen de communication fort.

L'équipe dirigeante

Bernard Messner, P-dg de la clinique Mathilde.%%%Jean-Luc Dubois, directeur de la clinique Mathilde.%%%Olivier Bonnet, président de la Conférence médicale de la clinique.

À 63 ans, le docteur Bernard Messner est chirurgien digestif et vasculaire. Formé à Rouen, il est d'abord chef de clinique au CHU de Rouen avant de rejoindre la clinique Saint Romain en 1987. Il est désigné au poste de P-dg de la clinique en 1994. Un poste qu'il conserve à la création de la clinique Mathilde en 2002. De formation juridique, Jean-Luc Dubois est le directeur de la clinique Mathilde. Après avoir débuté dans le monde de l'hôpital à Château-Chinon puis en région Centre, il prend la direction d'un établissement de soins privé en 1990 à Limoges. Il rejoint Rouen dans le cadre du projet de fusion des trois établissements pour créer la clinique Mathilde en 2000. Né à Orléans, il a 52 ans. À 51 ans, le docteur Olivier Bonnet est chirurgien urologue. Formé à Rouen, il est président de la conférence médicale de la clinique Mathilde qui représente la communauté médicale, depuis 2004. Il a auparavant travaillé à la clinique Saint-Romain dès 1991.

Parcours


2000 Réunion des cliniques Saint-Romain, Jeanne d'Arc et Jardin des Plantes pour le projet de création de la clinique Mathilde.
2001 Début des travaux de construction.
2002

Ouverture des portes de la nouvelle clinique le 29juin, sur une surface de 17.000m².
2006
Construction d'un nouveau bâtiment de consultation pour répondre aux demandes de nombreux médecins libéraux.
2008
Extension des capacités de médecine et chimiothérapie avec 1.000m² de nouveaux bâtiments.
2009
Construction d'un pôle dédié à l'ophtalmologie.

La clinique Mathilde en chiffres

- Effectif: 495 dont 380 salariés et 115 médecins et chirurgiens. - Chiffre d'affaires: 35M€. Avec un taux de croissance de 8% par an (de 23M€ à 35M€ entre2004 et2009). - 235 lits. 30.000 patients accueillis dont 20.000 interventions en bloc opératoire et 3.000 accouchements par an. (À titre de comparaison, le CHU de Rouen accueille 75.000 patients par an et réalise 2.500 accouchements). 300.000 consultations. - Investissement réalisé sur l'ensemble des bâtiments depuis 2001: 30M€. www.clinique-mathilde.com

JDE | Édition Seine-Maritime 76 | 8 janvier 2010

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