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JDE Edition Rhône 69

Grégory Cuilleron. Porté par ses passions

ajouté le 8 janvier 2010  -  - Mots clés : Actualité, Rencontre, Grégory Cuilleron

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Grégory Cuilleron dans la salle de la brasserie Le Splendid, de Georges Blanc, à Lyon.

Cet automne, il a crevé l'écrande M6, en remportant la finalede l'émission ?Un dîner presque parfait?. Homme de communication, passionné de gastronomie, Grégory Cuilleron croque la vie à pleines dents: guidé par une soif de découverte, attiré par le beau et le bon,il sait saisir les opportunitésqui s'offrent à lui.

Claire Pourprix

C'est dans la chaleureuse salle du Splendid, la brasserie de Georges Blanc, à Lyon, que Grégory Cuilleron nous reçoit. Tout un symbole pour ce jeune passionné de gastronomie. Georges Blanc, juge lors des sélections de l'émission ?Un dîner presque parfait?, a parrainé le lauréat pour le concours national. Vainqueur de l'émission, Grégory Cuilleron s'est ensuite vu confier par le chef renommé le menu de la brasserie lyonnaise une fois par mois, le vendredi soir. Une chance? Une récompense? Un tremplin? Pour l'amateur de gastronomie, qui a surpris les téléspectateurs par sa dextérité et son talent malgré son handicap (il lui manque un avant-bras, de naissance), c'est une expérience enrichissante de plus. D'autant qu'il apprécie «l'humanité» de ce parrain «ancré dans la terre, proche de ses racines». Parallèlement, il prépare de nouveaux tournages pour M6. À compter de cette rentrée, il sera chroniqueur d'une nouvelle émission hebdomadaire, du chef Cyril Lignac. «Je teste du matériel et des produits, je suis en fait le représentant de la ménagère de moins de 50 ans», déclare-t-il en souriant.

Le beau et le bon
S'il évoque d'un ton léger et enjoué ses expériences à la télévision, Grégory Cuilleron a bien conscience que cette exposition médiatique est aussi l'occasion, à bientôt 30 ans, de «structurer» sa carrière professionnelle. Jusqu'à présent, il a goûté à plusieurs métiers. Parfois par nécessité. Souvent guidé par sa curiosité. Et ses deux passions: la gastronomie et l'architecture. «Le seul lien véritable entre les deux est ma soif de découverte. J'aime le beau et le bon, ça va de paire.» Non formé à l'architecture, peu enclin à s'enfermer dans une cuisine, Grégory Cuilleron se lance dans un projet de «petite restauration». Un ou deux plats chauds, des sandwichs, des salades le midi, une fonction épicerie le soir jusqu'à 22heures. Le Lyonnais, très attaché à sa ville natale, a naturellement décidé de trouver un local au coeur de la Presqu'île. L'ouverture de l'établissement, porté avec trois associés, est prévue au premier trimestre 2010. «L'émission m'a donné une légitimité que je n'avais pas avant, reconnaît-il. Le prêt bancaire a été simplifié!» À terme, il aimerait développer un concept franchisable. Nul doute qu'il sera en faire la promotion...

Fibre communicante
Homme de communication, Grégory Cuilleron a toutefois décidé de mettre entre parenthèses l'activité qu'il avait développée au sein de son agence, Pas com les autres, dévolue au monde de la gastronomie. «Pendant un an, j'avais travaillé à la communication de l'Auberge de l'île, puis j'avais eu envie de voler de mes propres ailes.» Mais la crise est passée par là. «Il est devenu très difficile d'expliquer aux restaurateurs l'apport de la communication. Pour eux, c'est vécu comme une sortie d'argent, pas comme une entrée.» Du coup, c'est de sa propre communication qu'il s'occupe. Et, de son propre aveu, il y a à faire! Il faut dire que Grégory Cuilleron ne s'économise pas: interviews, recettes pour magazines... Il répond à toutes les sollicitations. Une «fenêtre de tir» pour asseoir ses projets. Après ces derniers mois de travail effréné, il apprécierait un peu de repos. Mais pas question de réduire son spectre d'activités: il aime la diversité, la répétition l'ennuie.

«Mon handicap n'est ni un poids ni un levier»

Grégory Cuilleron est né avec une agénésie de l'avant-bras. Mais il ne vit pas cette malformation comme un handicap, comme nous le montre son parcours où se mèlent études, voyages et expériences professionnelles.
À votre avis, votre handicap vous a-t-il servi ou desservi pour gagner l'émission ?Un dîner presque parfait??
Pour moi, ce n'est ni un poids, ni un levier. Je suis porteur d'un handicap qui ne me handicape pas car je suis né ainsi. Je suis habitué et je vis bien avec. Je ne m'en sers pas comme une excuse mais je pense que cela peut jouer pour mon image. On s'entiche plus de personnes qui ont l'air faible.
Vous avez néanmoins récemment participé à de nombreuses actions en faveur d'associations, notamment de personnes handicapées. Pourquoi?
Pour moi, c'est normal: cela me permet de rendre ce qu'on m'a donné car j'ai eu une grosse exposition médiatique.
Vous avez une passion pour la gastronomie et fait vos preuves en cuisine. Le métier de chef ne vous tente pas?
J'ai fait un stage pendant un mois au sein de l'Auberge de l'île, le restaurant de Jean-Christophe Ansanay-Alex, sur l'île Barbe. Je me suis essayé à la cuisine, mais j'ai un caractère assez social et je ne me voyais pas rester enfermé... Mais c'est un métier de passion. On se déchire pour apporter du bonheur aux gens, ce n'est vraiment pas un métier d'égoïste quand il est bien fait.
Comment avez-vous été sélectionné par M6?
En 2007, l'Auberge de l'île, dont je m'occupais de la communication, avait reçu un mail sur un concours de cuisine d'un nouveau genre, ouvert aux non professionnels. Cinq personnes ont été sélectionnées à Lyon, sur un casting de 200 personnes. L'émission a été enregistrée en juillet2007 et la diffusion a eu lieu en février2008. Je suis le tout premier gagnant de cette émission, qui a été moins suivie que celle de cette année. En mai dernier, une productrice de M6 m'a recontacté...
Avant cela, vous aviez goûté à plusieurs métiers. Qu'en avez-vous retiré?
J'ai travaillé une première fois au début des années 2000 dans une société d'étiquetage industriel pour obtenir un BTS en alternance.
Puis j'ai fait un stage d'un an aux États-Unis, dans une société de négoce de pièces mécaniques. À mon retour, j'ai suivi une licence en management et relation client en alternance avec un emploi dans l'entreprise de mes parents, également dans le négoce de pièces mécaniques pour la recherche pétrolière. J'ai mis en place des process de relation client et fournisseurs permettant d'avoir une analyse stratégique du business. C'était très intéressant car j'étais autonome et j'ai eu la possibilité de mettre en place une application concrète de mes études. Puis je me suis jeté sur le premier boulot car j'avais peur de ne pas trouver de travail. J'ai vendu des énergies renouvelables pendant six mois, avant de collaborer avec un ami photographe au Sirha 2007. Cela m'a permis d'étayer mon réseau dans la gastronomie et ça m'a vraiment plu.

Parcours


1980
Naissance à Lyon.
1999
Bac scientifique.
2001
Deug de droit.
2003
BTS action commerciale.
2004-2005
Un an de voyage et de stage aux États-Unis.
2006
Licence en management et relation client à Lyon 1.
2007
Création de la SARL Pas com les autres, agence de communication spécialisée dans la gastronomie.
2009
Vainqueur national de l'émission ?Un dîner presque parfait?, de M6.
2010
Projet d'ouverture d'un restaurant à Lyon. Chroniqueur dans une émission sur la gastronomie sur M6.

Il aime, il n'aime pas...

Il aime - Ses plats préférés: le steak tartare, le poulet à la crème, le gratin dauphinois, les grenouilles et le bar. - Le foot: le pratiquer et le regarder. - Le cinéma: le couche-tard regarde deux à trois films chez lui le soir, il apprécie surtout les vieux films. - La lecture: les livres de cuisine, mais aussi les écrivains Nick Hornby et Umberto Ecco - La musique: le rock des années 60-70, le jazz, la musique brésilienne et classique... Il n'aime pas - Ses plats détestés: les rognons, le foie de veau et le fromage de chèvre. - Les boîtes de nuit. - Que la Fête des lumières dure quatre jours, «ça la vide de son sens!»

JDE | Édition Rhône 69 | 8 janvier 2010

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