Rhône-Alpes

L'Enquête

JDE Edition Rhône-Alpes

Immobilier d'entreprise. Où et comment s'implanter ?

ajouté le 6 mars 2009  -  - Mots clés : Actualité, Fait du mois, IMMOBILIER D ENTREPRISE

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11M€ vont être investis sur le pôle technologique de Lyon, à Saint-Priest, dans la construction du premier bâtiment tertiaire à énergie positive de France. L'opération, initiée par le promoteur lyonnais MCP, est portée par une dizaine d'entreprises qui rassembleront 200 personnes dans ce pôle Solere, spécialisé dans les solutions énergétiques renouvelables et environnementales. L'immobilier d'entreprise ne se réduit plus à un prix/m²/an !

La crise? Connaît pas! À Lyon, l'immobilier d'entreprise devrait certes subir un ralentissement en 2009, mais le dynamisme du secteur semble assuré. Le parc immobilier, suffisamment grand pour attirer des investisseurs, est resté proportionné à la taille du marché local. Celui-ci poursuit sa mue: si les m² disponibles en centre-ville se font rares pour de grandes surfaces, de nouvelles zones d'activités prennent le relais en périphérie. Quant aux locaux d'activité et de logistique, ils s'éloignent de plus en plus de Lyon. Où s'implanter? Sous quelle forme? À quel prix? Éléments de réponses...

Dossier réalisé par Stéphanie Polette et Claire Pourprix

On est loin des 49millions de m² de l'Ile-de-France, mais avec 4,4millions de m², le grand Lyon s'impose en tête des marchés régionaux en immobilier tertiaire. Surtout, le marché local a su gagner la faveur des investisseurs depuis une dizaine d'années. En 2008, la crise de l'immobilier n'a pas été ressentie à Lyon, où l'on observe un maintien du niveau des valeurs primes, des signatures et de la dynamique du marché. La demande placée en bureaux a atteint 236.000m², moindre qu'en 2007 (286.000m²), où la prise de 40.000m² par le conseil régional pour son nouveau siège social avait dopé les statistiques. «En 2009, la demande placée devrait être inférieure à 200.000m², ce qui ne constitue pas une forte baisse», analyse Antoine Rudigoz, directeur de Cushman & Wakefield Lyon. Le ralentissement des investissements (830M€ en 2008 contre 1,1Md€ en 2007) devrait se poursuivre, sans pour autant mettre à mal le marché. Qui semble sain: la maîtrise du foncier a été orchestrée par le Grand Lyon, via la création de Zac. Du coup, les prix de vente des terrains sont moindres que si les opérations étaient réalisées dans un cadre à 100% privé. Les promoteurs peuvent donc proposer des loyers cohérents avec les moyens des utilisateurs. «Le marché tertiaire lyonnais est porté par des demandes importantes, de plus de 1.000m². Cet effet volume contribue à compenser une diminution du nombre des transactions», explique Carole Vallet, consultante chez Adéquation, chargée de l'immobilier d'entreprise.

L'immobilier rationnel
Qui poursuit: «Dans une logique de maîtrise des coûts et de rationalisation de leur organisation, les grandes entreprises rassemblent leurs équipes sur des sites neufs, plus économiques.» Logica vient ainsi d'emménager sur 8.000m² au Docksite, à Lyon-Vaise. Egis Rail a annoncé qu'il louerait 11.000m² dans le Carat, à la Part-Dieu. Pour les PME-PMI, ce sont autant de m² de locaux de seconde main disponibles à la location, dont les prix sont plus abordables. En dehors du secteur de la Part-Dieu, très courtisé. À noter que les locaux d'activité et de logistique sont, eux, repoussés de plus en plus loin de Lyon, du fait de la raréfaction de l'offre en zone urbaine. L'Est lyonnais, le Nord-Isère et la Plaine de l'Ain sont les destinations les plus prisées dans ce domaine. La baisse du prix de l'ancien et des biens de seconde main pourrait jouer en faveur de l'achat plutôt que de la location. Si dans le tertiaire, la location est très majoritaire, les PME patrimoniales et les professions libérales se laissent facilement séduire par l'acquisition. Néanmoins, en période de resserrement du crédit, il est probable que nombre d'entrepreneurs reporteront leurs projets d'achat pour mobiliser leurs fonds propres sur des dépenses immédiatement productives. «L'achat a du sens si l'on peut acheter 15 à 20% en dessous de la valeur locative du marché», estime Carole Vallet.

Au-delà des murs
Reste qu'aujourd'hui, le choix d'un local d'activité ne se résume pas au "prix au m²". Les entreprises accordent un intérêt croissant au cadre dans lequel elles s'installent: les notions environnementales, l'accessibilité, le rassemblement d'entreprises d'un même secteur sur une zone d'activité sont des critères de sélection de plus en plus courants. Sur cet aspect aussi, l'offre immobilière du Rhône, diversifiée, répond assez bien aux besoins des entreprises. Par exemple, les nombreuses pépinières existantes ou en cours de création sont une réponse adaptée aux sociétés en démarrage: outre l'accès à des locaux bien dimensionnés, elles offrent une panoplie de services mutualisés et d'aide à l'accompagnement.

Didier Terrier. «Pas de crise de l'immobilier à Lyon mais il faut préparer la reprise»



Président de la FNAIM Entreprise du Rhône, Didier Terrier évoque le marché de l'immobilier lyonnais et les possibilités d'implantation pour les entreprises.
La FNAIM Entreprise du Rhône a dressé un bilan plutôt positif pour 2008. Comment expliquez-vous ces bons résultats?
D'une part parce que l'offre sur des locaux neufs est de qualité et d'autre part parce que les entreprises qui cherchent à s'implanter veulent le faire dans un environnement économique dynamique. L'agglomération lyonnaise dispose de ces critères. L'installation de Nidaplast sur 7.700m² à Saint-Priest d'ici à la fin 2009 est encourageante et prouve la qualité de l'immobilier lyonnais. En logistique, avec plus de 400.000m² placés, 2008 est une année record. C'est un signe.
Le marché lyonnais résisterait-il mieux que les autres?
Si l'on évoque les investissements, Lyon reste une métropole attractive pour les investisseurs. Les ratios y sont meilleurs qu'à Paris par exemple, même s'il faut prendre en compte le décalage qu'il peut apparaître au niveau des réactions du marché économique entre Paris et la province. En 2008, 830M€ ont été investis sur l'agglomération lyonnaise.

Qu'en sera-t-il en 2009?
La tendance n'est pas à l'euphorie mais les stocks sont bien gérés et peu importants. Il ne devrait pas y avoir de crise de l'immobilier d'entreprise à Lyon. Il n'y a pas de suroffre, voire un manque de surface, comme à la Part-Dieu pour les bureaux. Quant aux locaux d'activité, des permis de construire ont été obtenus mais certains investisseurs attendent de voir comment se remplissent les locaux sur le marché avant de lancer de nouvelles opérations. Nous sommes dans une période d'attentisme inquiétant où les professionnels de l'immobilier doivent faire le dos rond en 2009, et préparer les terrains pour être prêts dès la reprise espérée pour 2010.
Comment réagissent les entreprises face à la gestion de leur implantation?
Certaines attendent et en profitent pour rationaliser leurs espaces en regroupant par exemple leurs sites sur un seul pour jouer sur les économies d'échelles. Le marché va continuer à vivre en 2009 mais peu d'entreprises vont réellement bouger. Du fait de la bonne organisation du marché lyonnais, les valeurs ne vont pas baisser.
Quels critères doivent prendre en compte les entreprises quand elles cherchent des locaux?
Tout d'abord, une entreprise a besoin de souplesse. La location la lui apporte. Les travailleurs indépendants ou les professions libérales sont davantage dans la notion de patrimoine et choisissent d'acheter. Une entreprise doit raisonner outil de travail et non patrimoine. Les premiers critères sont une surface bien dimensionnée pour faire face à son développement sans trop peser sur ses charges fixes, un cahier des charges technique adapté à son activité (zones de stockage, accessibilité...) et enfin, bien souvent en troisième critère, le prix. Aujourd'hui, une composante nouvelle a fait son apparition: les bâtiments HQE (Haute qualité environnementale) qui, en neuf, ont un coût de construction supérieur d'environ 10% mais qui permettent de faire des économies dans la durée. Le Carat, premier bâtiment totalement HQE de Lyon, ouvrira ses portes dans le quartier de la Part-Dieu dans le courant 2009.

Stratégie. Acheter ou louerson bien immobilier ?

L'immobilier est le 2e


poste de dépense d'une entreprise après les salaires. Les charges locatives sont donc à surveiller. «La dimension conseil augmente fortement dans nos métiers. Notre rôle est d'aider les clients à trouver le produit qui leur convient le mieux.» D'après Antoine Rudigoz, directeur du bureau lyonnais de Cushman & Wakefield, l'immobilier d'entreprise doit être envisagé avec pragmatisme et ne pas laisser place à l'affectif: «Il faut que les critères de fonctionnement priment.» A Lyon, les achats d'immeubles sont depuis dix ans surtout le fait d'investisseurs. Face à une raréfaction de l'offre à l'achat, les grandes surfaces sont donc essentiellement louées par les utilisateurs. Mais des contre-exemples existent, comme dans le cas d'Apicil ou de Mylan, qui se sont récemment portés acquéreurs de leur siège. Souvent, l'achat est vécu comme un gage de liberté et de maîtrise de son image. Opal, fabricant de lunettes, a ainsi installé mi-2007 ses 46 salariés dans 1.500m² construits sur mesure, dans le 9e arrondissement de Lyon. «On ne se voyait pas dans un bâtiment classique, ni en dehors de Lyon, explique Alain Lepetit, directeur général. L'immeuble est à notre image.» 2,5M€ d'investissement ont été nécessaires. L'opération est financée par un crédit bail de 12 ans, supporté par une SCI familiale qui loue à Opal. «Le loyer correspond au remboursement du crédit et se situe dans les prix du marché. Cette formule nous apporte de la souplesse car le bâtiment est assez grand pour que l'on double notre chiffre d'affaires et l'on peut louer un ou deux étages si besoin.» Pour Huttopia, concepteur et opérateur de camping nature, l'option de la location a aussi été écartée: pour son budget, on lui proposait un plateau nu de 150m² qu'il fallait aménager et dont la surface aurait rapidement été trop petite.

Optimiser les charges
Via une SCI, Céline et Philippe Bossanne, les créateurs de l'entreprise de 25 personnes, ont acheté un terrain à Saint-Genis-les-Ollières et fait construire un bâtiment de 800m². «L'entreprise consacre ainsi sa capacité d'endettement à son développement. Elle verse un loyer qui correspond au montant du remboursement du prêt bancaire. Cela permet d'optimiser ses charges réelles», argumente Céline Bossanne. En général, le choix de l'achat de locaux est privilégié par les PME, dont le rythme de développement est maîtrisé, et pour qui la dimension patrimoniale est forte. Pour des sociétés de services, dont les effectifs peuvent être amenés à varier, la formule de la location est privilégiée. C'est l'option qu'a choisi Guillaume Mulliez, fondateur de Dimo Gestion, installée dans de nouveaux locaux à Limonest depuis mars 2008. «Notre métier, c'est l'informatique, pas l'immobilier, déclare-t-il. La location apporte la souplesse de pouvoir changer tous les trois ans alors qu'investir se fait sur la durée.» D'autant que les loyers, qui se sont envolés en étant indexés au coût de la construction, peuvent être renégociés. «Nous accompagnons de plus en plus nos clients dans la renégociation de baux, confie Antoine Rudigoz. Sur un secteur comme la Part-Dieu, très demandé, le locataire n'est pas en situation de force. Mais dans d'autres quartiers, où les propriétaires veulent éviter le "vide locatif", il est possible de négocier.»

Locaux, entrepôts, bureaux. Un marché maîtrisé

Attractive, la région lyonnaise a connu en 2008 une activité assez bonne. Alors que le marché de l'immobilier semble mature et bien organisé, les professionnels de FNAIM Entreprise pronostiquent une année 2009 sans crise.


Les locaux d'activités 269 transactions ont été réalisées en 2008 pour 293.000m² de surface placée. La baisse enregistrée (352.000m² placés en 2007) s'explique par une pénurie d'offres et des problèmes de financement fin 2008. L'Est lyonnais concentre la majorité des offres. «Sur 380.000m² disponibles, 75% se situent sur l'Est lyonnais, jusqu'à la Plaine de l'Ain et le Nord-Isère», analyse Emmanuel Mazille, consultant activités chez Aires d'Entreprises. Selon la FNAIM Entreprise, les locaux anciens gardent la primeur pour la demande placée à hauteur de 77%. «Les PME se rabattent sur du récent pour des questions de budget.» En 2009, la demande devrait être défavorisée par un contexte économique incertain. 90.000m² de locaux neufs sont à livrer, «ce qui permettra de maintenir un stock important». Enfin, le foncier en disponibilité immédiate étant rare, les PME s'éloignent de Lyon. Cela a aussi pour conséquence une stabilité des valeurs à la location et à la vente. «Les prix de vente seront compris entre 700 et 850€ le m² pour les locaux neufs et entre 450 et 650€ dans l'ancien», conclut Emmanuel Mazille.

Les entrepôts logistiques
Là encore, l'Est lyonnais a la faveur des logisticiens puisqu'en 2008, 35% de la demande placée sont revenus aux alentours de la rocade Est, 38% pour le Nord-Isère et 18% pour la Plaine de l'Ain. «430.000m² ont été placés en 2008, une des meilleures performances de Rhône-Alpes. 69% sont des locaux neufs, pour des surfaces comprises, à 41%, entre 10 et 20.000m²», déclare Stéphane Bouiller, consultant logistique CBRE. 2009 devrait connaître un ralentissement de la demande placée. Seuls 115.000m² d'entrepôts neufs seront livrés en 2009 mais près de 50% des 180.000m² de locaux en périphéries de plus de 6.000m² qui ont entre 25 et 30 ans pourraient bénéficier d'une réhabilitation et prétendre aux normes ICPE (installations classées pour la protection de l'environnement).

Les bureaux
Selon une comparaison effectuée par FNAIM Entreprise, Lyon se situe à un prix raisonnable sur le marché européen des bureaux neufs haut de gamme avec une moyenne à 260€HT/m²/an (830€ à Paris, 300€ à Barcelone). En 2008, 476 transactions ont été réalisées pour 236.000m² placés. «10% des demandes concernent des locaux de plus de 1.000m², détaille Valérie Melon, consultante bureaux chez Brice Robert, 58%, des bureaux à Lyon intra-muros et 60% des locaux neufs. L'offre est de plus en plus qualitative.» Alors que les stocks semblent bien gérés, 300.000m² sont disponibles à moins de six mois mais seulement 29% dans le neuf. «Si les promoteurs ne lancent pas de nouvelles opérations en 2009, il manquera des surfaces, notamment à la Part-Dieu, car la demande de produits qualitatifs est soutenue.» Les valeurs locatives devraient se maintenir du fait des stocks faibles et d'une offre qualitative avec des prix moyens à 195€/m² dans le neuf et 140€/m² dans l'ancien.

Centres d'affaires, pépinières, zones franches urbaines. Comment choisir le meilleur lieu ?

Une adresse, une surface,un budget, des servicesassociés... Les possibilités sont nombreuses


. Si le prix reste souvent le premier critère de choix lors de l'implantation d'une entreprise, les créateurs regardent aussi les services complémentaires. «Les centres d'affaires accueillent principalement des activités tertiaires, explique Christine Magand, déléguée régionale du Synaphe (syndicat national des professionnels de l'hébergement d'entreprises) qui compte pour adhérents 15 des 20 centres d'affaires en Rhône-Alpes. Pour un loyer de 600 à 650€ TTC par mois, un chef d'entreprise dispose d'un poste de travail de 12 à 15m², du mobilier, de prestations de standard téléphonique et de services supplémentaires tels que des travaux dactylographiés, l'affranchissement du courrier, des prestations de traduction...» Une norme Afnor fixe un niveau de qualité. Des bureaux se libèrent tout au long de l'année. Système quelque peu équivalent du côté des pouvoirs publics, les pépinières d'entreprises proposent, en plus, un accompagnement pendant deux à trois ans. Il en existe une quinzaine dans le Rhône. Le Village des créateurs à Lyon, spécialisé dans les métiers de la mode, loue ainsi des ateliers boutique ou en étages de 30 à 60m² pour des prix entre 340 et 650€ TTC par mois. Choisis sur dossier, les candidats bénéficient ensuite d'un accompagnement à la gestion de leur entreprise pendant une période maximale de 23 mois. Deux locaux sont disponibles actuellement. La dernière née des pépinières se situe dans la Vallée du Garon à Brignais. La communauté de communes offre une capacité d'accueil de cinq ateliers de 150 à 200m² et de 14 bureaux de 15m². Les tarifs n'ont pas été communiqués mais «restent dans les prix du marché», selon une animatrice de la pépinière. Choisir un tel lieu permet aussi de bénéficier d'un réseau d'experts pour aider au développement de la structure. Enfin, sur un critère principalement pécunier, les zones franches urbaines (ZFU) sont une manière économique de démarrer. On en dénombre quatre sur l'agglomération: Vénissieux, Rillieux-la-Pape, Vaulx-en-Velin et Lyon La Duchère. «En 2004, avant la création de la ZFU, nous comptions près de 330 entreprises sur le périmètre, déclare Raddouane Ouama, chargé de mission développement économique à la ville de Vénissieux. Aujourd'hui, sur ce même territoire, nous en dénombrons plus de 500.» Des places sont encore disponibles et à venir avec l'accueil d'une vingtaine d'entreprises sur des locaux mixtes sur le site ERM, au nord, pour des tarifs entre 70 et 100€/m²/an. Quant à la zone de la Duchère, jusqu'à la sortie de terre de la friche SLI, elle affiche complet. «Une sortie égale une entrée», avoue Marc Bourdon, chargé de mission économique à la ville de Lyon. Un succès voulu par une batterie d'exonérations de charges fiscales et sociales...

Développement durable. Economies de charges et confort, des arguments qui portent

Souvent associé à un surcoût de construction, le bâtiment HQE (haute qualité environnementale) ou éco-conçu est en fait une source d'économie pour l'utilisateur.


L'offre de bureaux neufs est désormais couramment estampillée développement durable. Pour l'utilisateur, c'est une question d'éthique et d'image, vis-à-vis de l'extérieur mais aussi des salariés, qui adhèrent ainsi plus fortement à la stratégie de l'entreprise. La valeur à l'achat ou locative est, de fait, en haut du panier, mais des économies substantielles de charges compensent ce surcoût. «Sans avoir forcément la labellisation HQE, nos bâtiments permettent de réduire les charges de l'ordre de 40%. C'est un argument intéressant pour des locataires qui commencent à se serrer la ceinture!», assure Jérémie Garcin, directeur de programme chez DCB International. La petite société de conseil et promotion de Champagne-au-Mont-d'Or s'est fait une spécialité de personnaliser tous ses programmes, dont elle soigne l'architecture et privilégie le confort de vie, pour «laisser une empreinte pérenne». Loin d'un marchand de volume, DCB se positionne avec le regard d'un utilisateur: de la PME aux grands groupes, les occupants sont demandeurs d'espaces chaleureux et conviviaux. Mais ce "confort de vie" n'est pas antinomique avec une maîtrise des charges. Isolation optimale, pompe à chaleur, éclairage basse consommation, lampadaires autonomes... les outils ne manquent pas. Et sont adaptables à tout type de biens: DCB livrera ainsi en 2010 un pôle d'activité tertiaire HQE pour les métiers de la santé en zone franche urbaine, à Vénissieux. Investir en éco-conception n'est pas réservé aux seuls grands groupes. Huttopia, concepteur et opérateur de camping nature, a fait ce choix sans hésiter. 650.000 € ont été investis dans la construction d'un bâtiment de 800m², sur un terrain d'un demi-hectare qui lui sert de showroom. «Le surcoût est léger par rapport à un bâtiment classique, assure Céline Bossanne, co-créatrice de l'entreprise. En tout cas, il n'est pas dissuasif!» Pour l'entreprise, qui a emménagé il y a un an dans ses locaux de Saint-Genis-les-Ollières (voir ci-dessus), il est trop tôt pour mesurer l'économie réelle de charge. Mais le confort de travail, lui, n'a pas de prix.

La Part-Dieu. Renouvellement du quartier d'affaires

Le 2e quartier d'affaires de France prend un coup de jeune


. 7.900m² pour le 6e Sens, 11.400m² pour le Triangle Part-Dieu, des constructions de sièges privés comme l'Aprilium du groupe d'assurances April: les m² nouveaux sont sortis de terre par milliers ces dernières années. Les programmes se poursuivent: les immeubles Arthemis (19.900m² Shon) et Carat (12.500m²) seront livrés en 2009, la Tour Oxygène offrira 28.000m² de bureaux de plus en 2010, suivie, en 2012, de la tour Incity, sur 40.000m² Shon, qui culminera à 200 m de hauteur. En 2008, 22% de la demande placée (en m²) a été effectuée sur le quartier de la Part-Dieu, d'après la FNAIM. 8.400 entreprises sont implantées dans le quartier d'affaires, soit 60.000 emplois.

En savoir plus

- Serl : www.serl.fr - Grand Lyon : www.entreprendre.grandlyon.com - FNAIM : www.fnaim.fr - Adequation : www.adequation-france.com - Cushman & Wakefield : www.cushwake.fr - Opal : www.opaloptique.fr - Huttopia : www.huttopia.com - DCB International : www.dcbinternational.com - Synaphe : www.synaphe.org - Village des créateurs : www.villagedescreateurs.com - Vallée du Garon : www.cc-valleedugaron.fr - ZFU Vénissieux : www.ville-venissieux.fr - ZFU Rillieux-la-Pape : www.ville-rillieux-la-pape.fr - ZFU Vaulx-en-Velin : www.ville-vaulx-en-velin.fr - ZFU Lyon La Duchère: www.gpvlyonduchere.org - Site spécialisé : www.webizzimo.fr

Parc de LyonAirports.

pôle tertiaire et logistique Le Hub Business, près de 10.000m² de bureaux de Sogelym Steiner, sera livré à l'automne 2009. La plate-forme aéroportuaire dispose de 900ha de réserve foncière: de quoi attirer les entreprises séduites par les qualités multimodales du site, comme le logisticien Schenker, qui s'installe sur 90.000m².

Zac des Gaulnes. No

uvelle offre mixte de l'est lyonnais La Zac des Gaulnes, HQE, s'étendra sur 113 ha. Une première phase de 44 ha est en cours de commercialisation. La Zac est située dans la continuité de la ZI de Meyzieu-Jonage, qui accueille environ 200 entreprises sur 210 ha.

Parc Technologique de Saint-Priest. Carton plein

En 10 ans, près de 90 entreprises se sont implantées sur les 140 hectares du parc haut


de gamme. Le quartier d'affaires de Saint-Priest, qui a fait sa réputation sur un cadre agréable et verdoyant, achève sa commercialisation : il reste moins de 10 ha de foncier disponible. Le dernier site inauguré est le Woodstock, 35.000 m² de bureaux et locaux d'activité répartis sur quatorze bâtiments réalisé par Bouygues Immobilier.

Techlid. L'ouest lyonnaisaccentue sa tertiarisation

Le pôle économique de l'ouest lyonnais, 2e bassin d'emploi de l'agglomération, se densifie.


La zone d'activité s'étend sur sept communes et se caractérise par une montée en puissance des bâtiments tertiaires au détriment des sites industriels. Onze programmes nouveaux sont engagés, soit 36.000m² de bureaux neufs supplémentaires. En projet, le nouveau parc des Bruyères, un espace de standing de 82.000m² Shon, sera commercialisé d'ici à 2010. Techlid recense environ 6.000 entreprises, en très grande majorité tertiaires, soit près de 39.000 emplois.

Lyon Tech Sud.

100.000m² dédiés aux technologies Le groupe de biotechnologies médicales Genzyme implante une unité de production sur 3,7ha. Au final, près de 100.000m² seront proposés pour des activités technologiques sur 14ha. Lyon Tech Sud s'inscrit dans la continuité du Technopôle de Lyon Gerland, qui accueille 2.000 entreprises et 20.000 emplois. Plusieurs programmes neufs sont en cours de commercialisation sur la Zac de Gerland.

Carré de soie.

Nouveau quartier de services A horizon 2015, 180.000m² de bureaux devraient être disponibles dans le quartier en construction sur Villeurbanne et Vaulx-en-Velin. Le coup d'envoi a été donné par Interpol, qui doit lancer cette année un bâtiment de 25.000m² Shon. Sur ce quartier alliant loisirs, commerces, bureaux et résidences, étendu sur 500ha, les emplois devraient passer de 10.000 actuellement à 35.000 à terme.

Confluence.

Vers un triplement du nombre d'emplois Le coup d'envoi a été donné par le groupe Communiquez et DDB Nouveau monde, en 2007. Depuis, plusieurs entreprises ont inauguré leur siège dans le nouveau quartier de la Confluence, au sud de la Presqu'île de Lyon. En 2009, la Région inaugurera son siège et de nouveaux immeubles de bureau devraient sortir de terre. A terme, les emplois devraient s'élever à 22.000 sur le site de 150 ha, contre 7.000 actuellement.

Pôle numérique de Vaise.

Nouvelle phase d'extension La première phase de requalification de ce quartier de Lyon s'est achevée en 2007 avec le démarrage de la construction de Docksite par Sogelym Steiner (14.000m² de bureaux et services aux entreprises). Entre2008 et2012, 62.500m² Shon de bureaux devraient être construits, à l'image du siège d'Apicil, qui s'implante sur 18.000m². Toujours dans le 9e arrondissement, le promoteur EM2C va développer Greenopolis, sur la friche SLI, un parc d'activité de 21.500m².

Lybertec.

Une nouvelle Zac de 150 hectares Le parc d'activité pourrait, à terme, générer 3.000 à 5.000 emplois. Les travaux d'aménagement démarreront en 2010 mais déjà des entreprises se positionnent pour s'implanter sur le parc de 150ha situé sur Belleville, Charentay et Saint-Georges-de-Reneins. Le fabricant de kits médicaux Hartmann, implanté à Arnas, est ainsi engagé dans une opération de 12 ha. A Arnas, une autre zone d'activités mixtes, l'île Porte, est en développement sur 5ha.

JDE | Édition Rhône-Alpes | 6 mars 2009

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