

Rencontre
Il est aux commandes d'Alsace Biovalley depuis début avril, mais il connaît bien la maison. À 35 ans, Guillaume Ebelmann, nouveau directeur général délégué, succède à Nicolas Carboni qu'il épaulait depuis trois ans. La filière biotech alsacienne lui doit notamment le pilotage du dossier d'usine-école Ease, retenu l'an dernier dans le cadre des investissements d'avenir.
Du centre d'études européennes de Strasbourg à la préfecture de région
Diplômé de communication et titulaire d'un Master II de l'EM Strasbourg en commerce électronique, il a démarré sa carrière au service communication du Centre d'études européennes de Strasbourg (Ena), avant de rejoindre la préfecture de région où il a oeuvré à la modernisation de l'État, en tant que correspondant régional de la RGPP (Réforme générale des politiques publiques).
Une quinzaine de salariés
En prenant la direction d'Alsace Biovalley, Guillaume Ebelmann récupère les clés d'une maison d'une quinzaine de salariés en ordre de marche. L'an dernier, elle a permis la labellisation de 7 projets pour un montant de 26 millions d'euros de financements. «Nous sommes dans la fourchette basse, mais cela correspond à nos cycles de respiration. N'oubliez pas qu'il y a en tout 45 projets en cours. C'est notre rythme de croisière», explique-t-il.
Pôles de compétitivité : évolution du mode de financement
Il va donc pouvoir se concentrer sur le nouveau défi qui se pose aux pôles de compétitivité dans leur ensemble: l'évolution de leur mode de financement. La Commission européenne s'interroge en effet sur un dispositif largement porté par des financements publics. «Nous travaillons sur l'évolution du mix de financement pour diminuer la part du public», confirme-t-il. Cela se traduira, dans les années à venir, par le déploiement d'une gamme de services payants, rémunération de projets collaboratifs, commission sur des levées de fonds (success fees)... Pas question pour autant de dénaturer le pôle: «On conservera nos missions de service public, mais d'ici à trois ans, on peut imaginer raisonnablement atteindre 50% de ressources financières privées», conclut Guillaume Ebelmann.
Philippe Armengaud
JDE | Édition Bas-Rhin 67 | 6 juillet 2012


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