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Méo. Un avenir écrit dans le marc de café en fusionnant avec Fichaux

ajouté le 6 juillet 2012  -  - Mots clés : Actualité, Entreprise du mois, Méo, Fusion/Acquisition, torréfacteur, Fichaux, Lille, Méo 7

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34.000 tonnes de cafés sont torréfiées chaque année au sein des usines de Fichaux Industries et des cafés Méo. Complémentaires, les deux entreprises de la métropole lilloise s'affichent désormais comme un acteur de premier plan qui offre une gamme complète de produits.

Le premier torréfacteur indépendant est nordiste après la fusion de Fichaux Industries et des Cafés Méo. Le duo entend aller au-delà des 14% de parts de marché qu'il détient.

D'un côté le quai Ouest du port fluvial de Lille et de l'autre les abords de la gare de la Madeleine. Point commun: une odeur prégnante de torréfaction du café. Et pour cause, ces deux lieux abritent les cafés Méo et Fichaux Industries.

Leader des indépendants
Après l'annonce de leur projet en 2009, le duo vient d'officialiser son rapprochement qui fait de lui le premier torréfacteur indépendant français. «Nos deux entreprises sont 100% familiales, orientées sur la fabrication de produits différents et complémentaires et proches géographiquement d'où l'idée de s'associer», résume Gérard Meauxsoone, P-dg des cafés Méo. L'ensemble est significatif: il pèse déjà 160M€ de chiffre d'affaires et 210 salariés pour 34.000T produites annuellement. Méo Fichaux détient actuellement 14% de parts de marché. De quoi positionner les deux entreprises comme des acteurs incontournables du marché détenu à 75% par des multinationales. La nouvelle entité baptisée Méo Fichaux sera co-dirigée par Gérard Meauxsoone et par Dominique Ruyant, P-dg de Fichaux Industries. «Nos deux sites de production demeurent. Ils nous permettent d'éviter des extensions qui auraient été nécessaires sans l'association. Des synergies se mettent en place sur les parties commerciales et achats notamment», commente le chef de file des cafés Méo.

200M€ de CA visés
En effet, les deux entreprises ont des positionnements différents. Créateur de Carte Noire, Fichaux Industries est spécialisé dans la fabrication de produits MDD et pour de grands noms de l'agroalimentaire quand Méo, présent aussi sur ce créneau, a mis l'accent sur sa propre marque et la commercialisation en RHD. Pour cela, l'entreprise s'appuie sur un produit premium, un packaging soigné et une gamme bio et équitable.

Méo, une marque nationale
Et les challenges sont nombreux désormais. L'une des ambitions résonne en espèces sonnantes et trébuchantes. Atteindre les 200M€ de chiffre d'affaires à court terme. Pour cela, plusieurs priorités parmi lesquelles celle de conforter leurs présences en MDD.
Un autre axe fort sera de faire de Méo une marque nationale. Fortement connue dans la région, elle dispose d'un potentiel de croissance important. Des développements produits et de référencements sont au programme notamment auprès des magasins "drive".

Le retour du café en grains
Quid de l'export compte tenu de la situation géographique de ces deux entreprises? Fichaux a déjà quelques ouvertures mais cela reste un objectif à cinq ans avec un attrait important pour le Benelux. «L'export n'est pas spécialement évident pour le café car c'est déjà un produit importé et que l'on torréfie sur place ensuite.» Dénicheur de tendances avec ses produits bio et équitables, ses conditionnements particuliers et des packagings techniques, Méo mise aussi actuellement sur le café en grains. Ce produit tombé en désuétude revient sur le devant de la scène comme l'a constaté le dirigeant de Méo et Pascal Leleu, directeur commercial. «Les fabricants de machines à café ont customisé ces appareils. Ils sont aujourd'hui design. Le taux d'équipement monte avec une moyenne de 45.000 machines vendues chaque année en France.» Distributeur de ces machines dédiées, le torréfacteur décline également cette offre en GMS où il réalise 80% de son chiffre d'affaires. Avec cet essor du café en grains, la marque part à la conquête d'amateurs éclairés voire puristes parmi lesquels on retrouve des fans de Nespresso notamment.

Doublement des Méo 7
L'autre facette de Méo s'appelle Méo 7, ses magasins de vente au détail et de dégustation que la marque a relookés. Avec cinq magasins notamment celui emblématique de la Grand-place de Lille et les trois boutiques parisiennes, la croissance va se poursuivre. «Notre souhait est de doubler ce nombre à cinq ans en nous implantant dans des grands centres urbains. Nous avons une forte notoriété en région mais il faut aller plus loin», indique Gérard Meauxsoone. Le Sud-Ouest fait notamment partie des futures cibles. Le seul impératif quant à de futures ouvertures est d'avoir un grand centre urbain.

Ségolène Mahias

Méo-Fichaux
(Lille - La Madeleine) Dirigeants: Dominique Ruyant et Gérard Meauxsoone 34.000T produites 210 salariés 160M€ de chiffre d'affaires www.meo.fr www.cafe-fichaux.fr

«Des capsules bientôt sur le marché»

 Méo. Un avenir écrit dans le marc de café en fusionnant avec Fichaux


Les Cafés Méo proposent des dosettes souples et désormais des capsules à remplir, à quand des capsules estampillées Méo? Les Méocap, ces capsules à remplir étaient la première étape. Nos capsules pré-remplies seront bientôt sur le marché. Nous allons lancer ces produits au premier trimestre 2013. La GMS est en attente de ces produits, elle est aujourd'hui un peu limitée en terme de fournisseurs.
On sait Nestlé plus que vigilant pour garder ses parts de marché, comment êtes-vous parvenus à concevoir votre capsule? En amont, c'est un impressionnant travail de R & D guidé par des opportunités de marché. Nous avons investi des sommes très importantes dans des machines spécifiques qui nous permettent aujourd'hui de proposer des produits techniquement compatibles avec les machines dédiées aux capsules et avec des résultats gustatifs probants.
On évoque une fabrication 100% française, confirmez-vous? Oui, le concept, la fabrication de la capsule et le contenant seront 100% français.
C'est une vraie fierté.

Le marché Le leadership français des torréfacteurs est désormais détenu par l'entité Méo-Fichaux. Les cafés Legal, implantés au Havre les talonnent avec leurs deux usines. A la troisième place du podium, on retrouve les cafés Richard (360 salariés et 110 M€ de CA) qui après avoir repris Lobodis à Saint-Brieuc il y a quelques années, viennent de faire l'acquisition de l'entreprise savoyarde Cafés Pastor. Le nombre de torréfacteurs indépendants est décroissant. La main mise sur 75 % du marché par des multinationales l'explique.

1900 Création des cafés Fichaux à La Madeleine 1928 Ouverture de la première épicerie fine des frères Meauxsoone à Lille 1945 Naissance de la marque Méo 1974 Fichaux s'installe dans ses locaux actuels 2012 Après l'annonce du rapprochement en 2009, la fusion est actée

JDE | Édition Nord-Pas-de-Calais | 6 juillet 2012

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