Meurthe-et-Moselle

Rencontre

JDE Edition Meurthe-et-Moselle 54

Christine Bertrand. Les RH au coeur de sa vie

ajouté le 5 novembre 2010  -  - Mots clés : Actualité, Rencontre, Christine Bertrand, Euro Deal, Investissement

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Christine Bertrand estime que «c'est l'intérim qui m'a choisie, pas l'inverse. J'ai eu beaucoup de chance, car le 1ermétier que j'ai fait m'a plu.»

Arrivée par hasard dans le monde de l'intérim, Christine Bertrand est littéralement tombée amoureuse de son métier. Après avoir été une des créatrices d'Enthalpia en 2001, elle se lance dans une nouvelle aventure : développer Euro Deal, groupe FSE.

Isabelle Kurth

Femme d'affaires en journée, femme de la campagne le soir et le week-end, Christine Bertrand est de celle qui ne se laisse pas abattre par le premier écueil rencontré. «J'ai un héros dans ma vie, c'est mon père (Jean-Pierre Vigneron, créateur de la société de TP Axima, NDLR). Il m'a beaucoup inspirée. Mais je ne suis pas la seule, mes deux frères aussi ont suivi ses pas.» Éric avec Adami Construction et Vincent avec Pignolet Matériaux. Cependant, rien ne la destinait à travailler dans le monde de l'intérim. «J'y suis arrivée par hasard, par le biais d'un ami de mes parents qui voulait absolument que je travaille avec lui.» Alors qu'elle se préparait à rentrer chez Coca-cola, elle accepte de rencontrer Guy Guerrée, patron d'Everest Intérim. Et commence alors une belle histoire d'amour entre la jeune femme et son métier.

Passionnée par son métier
«Je suis tombée dedans, comme Obélix dans le chaudron de la potion magique. On travaille avec l'humain, tout en étant dans le monde de l'entreprise et en faisant de l'argent.» Pour celle qui entre chez Everest Intérim déjà maman d'une petite fille, Caroline, née un an plus tôt, en 1988, c'est donc un véritable coup de foudre. «C'est un métier très enrichissant. Nous rencontrons des gens très différents, dont certains avec des vies difficiles.» De quoi garder les pieds sur terre et apprendre l'humilité.

Un métier qui a évolué
Christine Bertrand a su progresser dans un domaine qui a énormément évolué. «La loi de Jean-Louis Borloo le 18janvier 2005 nous a permis de gagner nos titres de noblesse. Nous sommes devenus de vraies entreprises pour nos collaborateurs.»

Nouvelle aventure
Après avoir participé à la création d'Enthalpia en 2001 et à son développement, Christine Bertrand vit, depuis juin2010, une nouvelle aventure. Directrice du développement d'Euro Deal, du groupe Full service engineering (FSE), elle se lance un nouveau challenge: réaliser un maillage de l'entreprise sur le Nord-Est. Un défi qu'elle relève avec le sourire, fière d'annoncer que sa fille aînée, Caroline, l'a rejointe en octobre. Sa fille, ou plutôt ses filles qui ne l'ont jamais empêché d'avancer. «J'avais envie de réussir. Famille ou pas, il n'y avait pas de possibilité d'échec. Quand mes filles sont nées, j'ai mis une intendance en place.» C'est ainsi qu'elle trouvera trois nounous «formidables», et un bon soutien en sa maman, Marlis. «Elle m'a beaucoup aidé. C'est une sacrée bonne femme qui nous a élevés d'une main de maître. Elle nous a donné une structure familiale. Tandis que mon père nous a donné envie de travailler et d'assouvir nos envies professionnelles.»

Aides extérieures
Au-delà de la famille, Christine Bertrand a également trouvé du soutien, notamment dans les périodes difficiles, auprès de clients. C'est le cas de Martial Munier de GNT qui «est (mon) père spirituel. J'ai aussi trouvé une vraie famille au Medef de Meurthe-et-Moselle». Les pieds sur terre («je suis femme de paysan»), mais des étoiles plein les yeux, Christine Bertrand suit donc son bonhomme de chemin, avec peut-être un petit truc pour se ressourcer. «Toute la journée, je suis en ville pour le business. Mais le soir et le week-end, je suis à la campagne.J'aime monter sur un tracteur. J'aime l'odeur de la bouse et faire des balades dans les bois avec mes chiens. C'est vraiment nécessaire à mon équilibre.»

«Nous avons ouvert cinqagences cette année»


Vous êtes depuis juin2010 directrice de développement d'Euro-Deal. Qu'est-ce qui a motivé votre choix de rejoindre cette agence d'emploi?
Après mon départ d'Enthalpia en décembre2009, que j'avais co-créé en 2001, je n'avais pas envie de repartir à zéro. Me marier professionnellement était donc la solution idéale. J'ai rencontré, en début d'année, Martial Piazza, P-dg d'Euro Deal que son père, Guérin, avait créé en 1986 à Metz et dont il a repris les rênes en 2003. Il s'avère que nous sommes très complémentaires. Lui est plus sur la gestion de l'entreprise, moi, plus sur le versant commercial. Martial n'est pas issu du monde des RH. Je lui apporte donc la possibilité d'évoluer sur ce domaine. Ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que c'est un mariage réussi. C'est un vrai bonheur de travailler avec Martial.
Depuis votre arrivée, quel a été votre rôle?
Je suis directrice du développement. Mon objectif est, notamment, de bien mailler le territoire du Nord-Est. Nous avons ouvert 5agences cette année: Valencienne, Maubeuge, Amiens, Golbey dans les Vosges et Nancy. Ce dernier bureau a été ouvert le 25octobre au 10rue Carnot.
Cela représente quel investissement?
On peut chiffrer ces ouvertures à 80.000€. Car à chaque fois, il y a l'achat de meubles et des travaux d'aménagement. Ce sont deux personnes par agence qui sont recrutées: un commercial et un spécialiste RH. Nous recrutons à Bac +3/+4. Pour 2010, nous avons terminé les investissements. Mais nous poursuivrons notre maillage territorial l'année prochaine. Des agences seront ouvertes à Lille et plus largement dans le Nord, ainsi qu'en Alsace. En tout cas, à ce jour, nous avons 13agences, avec celle du Luxembourg. Cela représente une trentaine de collaborateurs.
Comment définissez-vous Euro Deal?
C'est un spécialiste RH avec une grosse activité de recrutement. Nous sommes en train de construire une vraie chaîne RH, pour aller plus loin dans notre démarche. Actuellement, notre plus gros chiffre d'affaires se réalise sur le recrutement, que cela soit en CTT (contrat de travail temporaire), CDD ou CDI. Nous travaillons aussi sur la formation, car les entreprises ne connaissent pas toujours les compétences de leurs salariés. On évalue les capacités de ces personnes, le but étant de les faire évoluer. C'est une façon de maintenir ses collaborateurs dans l'employabilité, une obligation légale qui arrive sur les PME-PMI.
Quel regard vous posez sur l'intérim?
Le métier a évolué. Notamment grâce à la loi de Jean-Louis Borloo de janvier2005. Avant, nous ne pouvions faire que du travail temporaire. Depuis, on peut travailler sur les CDD, les CDI et le placement. On nous reconnaît comme un vrai partenaire de l'emploi. Nous voulons être une courroie entre les demandeurs d'emploi, les services publics de l'emploi et les entreprises. Nous voulons être des facilitateurs. Côté marché, en Lorraine, cela redémarre depuis mars2010. Même si je ne parlerais pas de reprise, on sent qu'il se passe quelque chose. Les entreprises sont un peu plus optimistes qu'en 2009.

Parcours


1964
Naissance le 4décembre à Nancy.
1983
Passe son bac et part en Italie pour préparer une licence en droit.
1987
En novembre, revient en Lorraine et rentre chez Pigier pour préparer un BTS action commerciale. Se marie avec Hervé Bertrand, paysan spécialisé dans le traitement des déchets verts.
1988
Naissance de Caroline, sa 1refille.
1989
Entre chez Everest Intérim le 24avril.
1993
Naissance de sa 2efille, Mathilde.
1995
Part chez Pro Consultant.
1996
Naissance de sa 3efille, Charlotte.
2001
Crée Enthalpia avec Xavier Petruzzi.
2010
En juin, rejoint Euro Deal, du groupe FSE, spécialisée en chaîne RH.

Elle aime: - Les gens. «C'est pourquoi j'aime mon métier, car il me permet d'avoir des relations avec eux.» - Boire et manger. «Je suis une épicurienne.» - Sa famille. «C'est mon pilier.» - Ses amis. «J'adore recevoir et cuisiner pour mes invités.» - Vivre à la campagne. «Je ne me verrais pas vivre en ville. Surtout avec ma batterie d'animaux (chiens, chats, chevaux, NDLR). Elle n'aime pas - L'hypocrisie, les faux-semblants, les fainéants. «Pour travailler avec moi, il faut être courageux.» - La bêtise, la méchanceté, les gens pas courageux. «Ce sont des choses que j'ai en horreur.» - Vivre enfermée. «Je suis un peu claustrophobe. J'ai besoin d'espace et de luminosité.»

JDE | Édition Meurthe-et-Moselle 54 | 5 novembre 2010

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