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Scopelec. Le groupe revelois étend son réseau

ajouté le 2 juillet 2010  -  - Mots clés : Actualité, Entreprise du mois, scopelec, réseaux

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Avec le rachat des sociétés Setelen et GSM/OSN Sud, le groupe Scopelec double en 2010 ses effectifs et son chiffre d'affaires (photo : Scopelec).

La coopérative Scopelec vient de racheter les sociétés, Setelen (Loire) et GMS/OSN Sud (Var), pour un montant de 24 M€. Un investissement nécessaire pour pouvoir prétendre être un acteur national sur le marché des télécoms.

Marie Lepesant

Si la coopérative Scopelec a adopté une stratégie de croissance externe depuis une vingtaine d'années, c'est pour être présent sur tout le territoire et ce, à travers ses différents métiers. En juin dernier, il a réalisé la plus grosse opération de son histoire avec l'acquisition des sociétés Setelen (450 salariés et 34,1M€ de CA en 2009) et GMS et sa filiale OSN Sud (265 salariés et 20M€ de CA en 2009) pour un montant de 24M€. Il a fallu un an à la coopérative pour aboutir à ces rachats et le soutien d'investisseurs régionaux et nationaux. Parmi eux: la Caisse des Dépôts et Consignations à travers l'aide OC+(nouvel outil financier proposé par le Fonds stratégique d'investissement) qui a apporté 9M€, la Société Foncière et Financière de Participations (CIC Société Bordelaise) 1M€ et Grand Sud Ouest Capital 1, 3M€. Avec ces acquisitions, le groupe change véritablement de dimension en doublant à la fois ses effectifs et son chiffre d'affaires. Il compte désormais non plus 771 salariés mais 1.500 et prévoit un CA de 140M€ en 2010 au lieu de 80M€ l'année dernière.

Couvrir le territoire
«Scopelec est né en 1973 de la volonté d'un groupe de personnalités reveloises, se rappelle Jean-Luc Candelon, président du directoire de Scopelec. Des industriels, des élus mais aussi le curé ont souhaité créer une entreprise, sous forme de coopérative, dédiée à la construction d'infrastructures de télécommunications. C'est à cette époque que le gouvernement a beaucoup investi pour amener le téléphone dans les foyers français.» Après s'être développée en Midi-Pyrénées de 1995 à 2002, la coopérative décide d'élargir son périmètre d'action au Grand Sud-Ouest. Elle s'implante en Aquitaine grâce au rachat en 2003 de son concurrent, Sauge. Elle double ainsi sa taille et réalise un chiffre d'affaires de 20M€. Deux ans plus tard, Scopelec intègre les activités télécoms de la société OSN (18M€ de CA), ce qui lui permet de couvrir l'Ouest de la France. Le déploiement national n'est pas encore totalement finalisé: l'entreprise n'est pas encore présente dans le Sud, le Centre et l'Est. C'est désormais chose faite avec le rachat en juin dernier des entreprises Setelen (Loire) et GMS et sa filiale OSN Sud (Var). Un développement géographique gradué donc, qui permet à Scopelec de posséder 45 implantations en France. De plus, la coopérative compte aujourd'hui quatre directions territoriales opérationnelles: dans le Sud-Ouest, avec Scopelec, Sauge, ATDI et ETETP; dans le Sud-Est avec GMS et OSN Sud; dans le Centre et l'Est avec Setelen et enfin dans le Nord-Ouest avec Scopelec.

La nécessité de se diversifier
Rayonner au niveau national à travers différents métiers est stratégique pour Scopelec. C'est pourquoi dès le début des années 80, la coopérative entreprend de diversifier ses activités. Elle se positionne d'abord dans le domaine de systèmes de communication pour les entreprises. Si cette étape ne se fait pas sans difficultés, Jean-Luc Candelon, entré chez Scopelec en 1992, poursuit la stratégie de croissance externe entamée. Il s'agit pour la coopérative de se diversifier certes mais aussi de renforcer son savoir-faire dans les infrastructures de télécommunications, son métier historique. Elle a ainsi acquis à la fois des leaders régionaux dans ce secteur et des compétences. À titre d'exemple, le rachat en 2004 de la société Texera Network (65) a permis au groupe de détenir une expertise dans le domaine de la fibre optique. Enfin, il y a trois ans, la coopérative s'est lancée sur un troisième marché de diversification, l'énergie, avec l'intégration de la société ETETP (66). Cette activité couvre les travaux sur le réseau d'électrification rurale, sur l'éclairage public et les réseaux privés de lotisseurs. «Il faudrait que nous puissions équilibrer nos différents métiers. L'objectif serait de réaliser la moitié de notre chiffre d'affaires dans le secteur des infrastructures de télécommunications et l'autre moitié dans les systèmes de communication pour les entreprises et l'énergie», se projette Jean-Luc Candelon.

Une importante carte à jouer sur le marché du très haut débit


Comment vous positionnez-vous sur le secteur des infrastructures de télécommunications, votre marché historique ?
Il n'existe quasiment plus d'entreprises indépendantes. Pour rester un acteur de premier rang et ce, pour au moins 4 ou 5 ans, nous avons dû investir dans le rachat de Setelen et GSM/OSN Sud. En effet, pour pouvoir répondre aux exigences des opérateurs et des collectivités sur le marché du très haut débit, il nous fallait atteindre une taille critique et être présent au niveau national. Actuellement, nous avons déployé le très haut débit à Toulouse, Grenoble et Lyon et Pau en 2011 pour Orange et à Paris et Montpellier pour Free.

Et sur le secteur des systèmes de communication à destination des entreprises ?
Il n'y a pas la même problématique de taille critique. Sur ce marché, il y a essentiellement des filiales de grands groupes et des TPE mais peu d'entreprises intermédiaires. Nous sommes d'ailleurs la plus grosse entreprise indépendante dans le Sud de la France. Cette activité de diversification nous permet d'absorber nos coûts fixes. Ainsi pour consolider nos positions, nous rachetons régulièrement des TPE. Ce fut le cas à Limoges et Angoulême l'année dernière. Nous regardons actuellement du côté des Pyrénées Orientales.

Qu'en est-il du marché de l'énergie que vous avez investi récemment?
Sur ce marché, nous étions jusqu'à présent surtout implantés en Languedoc-Roussillon. À la fin de l'année dernière, nous avons gagné un contrat avec le syndicat d'électrification du Lot, ce qui nous donne des ouvertures en Midi-Pyrénées. Si les collectivités représentent une part importante de l'activité, nous intervenons dans les secteurs du BTP et du tertiaire. Il s'agira de nous développer dans les services notamment avec Setelen et GSM/OSN Sud.

Aujourd'hui, grâce à ses différentes filiales, Scopelec est devenu un groupe. Comment parvenez-vous à insuffler l'esprit coopératif à vos entités?
Si nous n'avons pas basé notre choix sur le fait qu'elles soient ou non des coopératives, les valeurs des sociétés que nous avons rachetées devaient bien sûr être en lien avec les nôtres. Nous avons d'ailleurs plutôt procédé à des rapprochements qu'à des absorptions. De fait, nous avons en général gardé les dirigeants et les sociétés restent indépendantes tant du point juridique qu'opérationnel. Certains salariés voudraient d'ailleurs entrer au capital de la coopérative. C'est également un souhait de notre part. Nous voudrions en effet constituer un groupe coopératif mais l'aspect juridique nous freine actuellement dans ce projet.

Historique


1973
Création de la coopérative Scopelec à Revel
À partir de 1985
Diversification vers la téléphonie d'entreprise
À partir de 1995
Développement en région
2003
Acquisition de Sauge Déploiement en Aquitaine, Ile-de-France et dans le Nord
2004
Acquisition de compétences optiques avec Texera Network
2006
Intégration d'OSN Nord et déploiement pour couvrir l'Ouest
2007
Création de la division Énergie par l'intégration de la société ETETP et de ses filiales
2010
Acquisition de Setelen et de GMS pour renforcer le positionnement dans le Sud-Est et Centre-Est

Scopelec en bref

- Trois métiers: études, déploiement et maintenance des réseaux fixes et mobiles (Infracom), des équipements et systèmes de communication pour les entreprises et les collectivités (Syscom), des réseaux d'énergie, d'équipements électriques pour les syndicats d'électrification, les collectivités et les entreprises (Énergie) - CA 2009 : 80 M€ (140M€ prévu en 2010) - Effectif: 771 collaborateurs (1.500 avec les rachats) - 4 directions territoriales et 45 implantations en France - Coordonnées: ZI de la Pomme Rue Gay Lussac 31250 Revel Tél.: 05.62.18.71.71 Fax.: 05.61.83.37.30 www.groupe-scopelec.fr

L'équipe dirigeante

Jean-Luc Candelon, président du directoire du groupe Scopelec.%%%Pierre-Georges Juskiewenski, directeur général de Scopelec.%%%Thierry Tolmer, directeur général de Setelen%%%Henri Saint-Yves, directeur général de GMS/OSN Sud.

JDE | Édition Haute-Garonne 31 | 2 juillet 2010

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