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La Trinitaine place sa filiale industrielle en redressement judiciaire
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La Trinitaine place sa filiale industrielle en redressement judiciaire

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Face à la hausse continue des coûts et à une concurrence accrue, la biscuiterie La Trinitaine engage une restructuration de son activité industrielle à Saint-Philibert. Si la filiale de production entre en redressement judiciaire, la maison mère et le réseau de distribution restent solides et placés sous sauvegarde préventive à titre préventif.

Le groupe La Trinitaine place sa filiale industrielle en redressement judiciaire. — Photo : DR

Dans un communiqué publié ce lundi 20 octobre, le Groupe La Trinitaine (300 salariés ; CA ; 59 M€ de CA en 2023 pour un résultat net de -4,8 M€) a annoncé la mise en redressement judiciaire de sa filiale industrielle, la SAS Biscuiterie La Trinitaine, implantée à Saint-Philibert (Morbihan). Cette structure juridique regroupe l'outil de production de pâtisseries industrielles, dont 90 % de la production est destinée à la grande distribution française et internationale sous marques de distributeurs.

Pression concurrentielle

L'entreprise fondée en 1955 explique que sa filiale subit depuis plusieurs années une forte pression concurrentielle, aggravée par une hausse continue des coûts de production - matières premières, énergie, salaires, etc. -, impossible à répercuter sur les prix de vente aux grandes et moyennes surfaces (GMS).

"Le redressement judiciaire permettra de restructurer l'activité dans un cadre légal sécurisé, tout en explorant les solutions pour assurer son redressement", précise le groupe dans un communiqué.

Procédure de sauvegarde pour la holding et La Trinitaine Distribution

Parallèlement, la holding familiale basée à Saint-Philibert, ainsi que La Trinitaine Distribution, qui exploite 48 boutiques de produits régionaux dans le Grand Ouest, ont été placées en procédure de sauvegarde. "Cette mesure proactive vise à les protéger de tout risque de contamination lié aux difficultés de la filiale industrielle et à garantir la continuité de leur développement", indique le communiqué.

"Nous avons subi une flambée des coûts des matières premières et n'avons jamais retrouvé nos marges historiques"

Le président-directeur général, Yann Petit, souligne que ces décisions ont été prises "dans l'intérêt de tous, afin de protéger les activités et les équipes". Il poursuit en évoquant un contexte économique défavorable : "Depuis le Covid et la crise ukrainienne, nous avons subi une flambée des coûts des matières premières et n'avons jamais retrouvé nos marges historiques sur l'activité industrielle. Malgré de nombreux investissements pour rester compétitifs, cela ne suffit plus à garantir l'équilibre économique du groupe sans mettre en péril notre filiale distribution et nos 300 salariés ", précise-t-il.

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